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L' ADAN C KOI ?

CECI AFIN DE MIEUX COMPRENDRE CE QUE L'ON FAIT A L'ADAN

Comment pourriez-vous définir l’Aïkido ?

- Il s’agit d’une discipline Martiale (un BUDO) dont les fondations profondes sont issues du  Japon féodal et pour laquelle on a placé en point d’orgue la capacité à rester libre, à ne pas lutter pour obtenir la victoire, à considérer la défaite comme un outil de construction plus que comme un échec  et à garder un esprit serein en toutes situations, notamment les situations conflictuelles qui apportent normalement colère, agressivité et volonté farouche de dominer l’autre.

- L’Aïkido est clairement un Art de création et de conservation d’un esprit de Paix de fraternité et de non violence.

Dans la pratique l’Aïkido est axé sur l’étude de projections et d’immobilisations d’un partenaire au moyen de clés de poignet, de coude, d’épaule ou de cervicales. L’étude du bokuto (sabre de bois ou Bokken), du Jo (bâton) et du tanto (Poignard japonais) font, à part égale, partie de la pratique de l’Aïkido.

Comment est né l’ADAN ?

- L’ADAN existait déjà en tant que Dojo d’Aïkido et Aïki-Taïso (gymnastique de bien-être). Le professeur de l’époque partant à la retraite, les élèves ont effectués des démarches pour le remplacer et c’est ainsi que j’ai été contacté. Cela faisait 6 années que j’avais cessé d’enseigner pour me consacrer à mon entrainement personnel ainsi qu’à un métier de formateur-instructeur en Sûreté.

- L’ADAN est un Dojo qui s’est construit à partir de la réunion de pratiquants déjà gradés ceintures noires et venant de différents Dojo de la région Parisienne autour d’un enseignant qui proposait un Aïkido mis en perspective par rapport à des attentes communes empreintes de réalisme et de lucidité (ce qui apparaissait pour ces pratiquants comme étant des notions trop souvent manquantes dans leur pratique).

Qu’est ce qui fait la particularité de l’ADAN ?

- Il est primordial de préciser que l’Aïkido est et reste le centre de notre intérêt et n’est en aucune façon dénaturé par la présence d’autres disciplines martiales ou sport de combats étudiés ou abordés à l’ADAN.

- A ce propos, 2 disciplines sont étudiées pour compéter et renforcer la pratique de l’Aïkido ; il s’agit du Iaïdo (l’étude du sabre Japonais ; dégainer, couper, rengainer). Le sabre Japonais est un des joyaux de l’histoire du Japon et un pilier de l’Aïkido (son étude est, sinon obligatoire, fortement utile et conseillée pour approfondir sa compréhension de l’Aïkido) et le JiyuKempo (que l’on pourrait résumer en surface par un « soft » mixed martial arts). Cette discipline agit comme un révélateur de la présence et de la maitrise ou non des principes physique et philosophiques de l’Aïkido, principes de non résistances, de l’utilisation de la juste force, principe de compréhension des logiques de réactions chez une personne, principe d’entraide, de bienveillance et d’empathie, enfin être capable de conserver un esprit calme en toutes circonstances et le contrôle de son égo.

-Concernant spécifiquement l’étude de l’Aïkido, nous avons également une particularité car elle se fait à l’ADAN sur 3 niveaux ;

1- Kansetsu : la technique doit pouvoir être réalisée efficacement sur un non pratiquant évidemment dans un contexte qui le rend possible (on ne fait pas de magie !). Une dizaine de techniques au maximum rentrent dans ce champ d’application.

2- Kihon : il s’agit d’une base, un fondamental avec une mise en place très « carrée », très pédagogique. Le but est d’apprendre les techniques avec les principes associés ; une attaque spécifique, un type de déplacement choisi, (sachant qu’il en existe plusieurs pour chaque attaque) et une technique déterminée à l’avance. Les rôles de chacun sont déterminés au départ.

3-Kokyu : il s’agit d’une pratique avancée, harmonieuse puissante et fluide, dans les règles de l’Aïkido, les champs des possibles sont extrêmement larges à cet instant (le bon sens doit être une des limites qui doit nous guider pour éviter les dérives, le plus souvent et très logiquement cette limite est la capacité physique de chacun bien avant son imagination…).

Depuis combien de temps êtes-vous à l’ADAN ?

- Cette saison est ma 6e saison. Vraiment un grand chemin parcouru depuis, pour tout le monde !

- Aujourd’hui, le fruit de ce travail doit permettre à chaque pratiquant de mieux comprendre l’Aïkido dans sa forme et d’être capable d’en retirer les éléments fondamentaux et universels et de les appliquer dans un contexte plus actuel. Le chemin de retour vers un Aïkido « traditionnel » peut ensuite se faire, renforcé d’une conscience aigüe du « ici et maintenant », d’une confiance accrue en soi même et d’une capacité de discernement élevée qui doit permettre d’apporter une réponse appropriée à chaque situation.

Combien êtes-vous à l’ADAN ?

- En tout nous sommes environ une quarantaine, avec une dizaine de vrais débutants, une vingtaine de pratiquants suivent les 3 disciplines (Aïkido, Iaïdo, JiyuKempo). Il n’y a évidemment aucune obligation à suivre les 3, chacune se suffisant à elle-même.

Quel sont les publics concernés ?

- Toute personne intéressée par la pratique de l’Aïkido est la bienvenue au Dojo, débutante ou avancée, certains ont commencé la pratique cette saison et d’autre sont arrivés avec des grades jusqu’au 4e Dan et étant déjà Professeur dans leur propre Dojo.

- On ne remet pas en cause les pratiques déjà acquises, elles sont sondées, testées, renforcées, complétées, échangées.

Y a-t-il des rencontres avec d’autres Aïkidokas ?

Oui tout le temps, certains pratiquants viennent pratiquer un cours avec nous, nous participons à des rencontres à l’extérieur très fréquemment. Lundi dernier nous avons par exemple accueilli un expert haut gradé d’un autre Dojo qui nous a fait cours toute la soirée.

Qu’est-ce que votre pratique apporte dans la vie de tous les jours, à l’extérieure du Dojo ?

- Sincèrement c’est une question délicate qui devrait être posée aux pratiquants, mais pas seulement ici ! On ne peut que souhaiter que la pratique finisse par apporter ce dont chacun a besoin pour être ou se sentir « bien ». On ne peut pas dire ; « l’Aïkido apporte ceci ou cela ». J’imagine plus la personne comme un puzzle en construction. L’Aïkido proposerait une ou plusieurs pièces « adaptable » à ce puzzle, à chacun de les prendre, ou pas d’ailleurs. La compréhension que ce « mieux » proposé ne me corresponde pas constitue déjà un pas vers la connaissance de soi et de son propre « être bien ».

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